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Comme nous vous l'avions annoncé dans un précédent article, le Collectif OYC s'est bien rendu au Salon du cinéma dimanche 18 janvier à la Grande Halle de la Villette afin d'y participer au concours organisé par 13ème Rue, la chaîne « Action et Suspens »... Il y en a eu de l'Action, pas tout à fait comme nous l'aurions souhaité, quant au Suspens... parlons plutôt de belle grosse Tension.
Le tableau semble bien noir mais il ne reflète pas tout à fait la réalité de ce qu'il s'est passé. Une heure de tournage par exemple qui s'est déroulée extraordinairement bien.
Lionel Ruziewicz, Aurélie Martin et Vincent Maury, sérieusement préparés, ont su prendre en compte le timing ultra-serré qui nous était imposé et qui faisait tout le piment de l'épreuve: plans séquences dans la boîte en une prise, beau jeu, touche d'impro' bien venue... Et en prime, une maquilleuse, Aurélie, très sympathique et deux assistants techniques aux petits oignons, Simon et son valeureux collègue dont on est désolé d'avoir oublié le prénom, grand merci à eux!
L'équipe encadrante n'était pas la seule bonne surprise de ce concours. Les décors et accessoires étaient crédibles, et assez insonorisés pour que le produit fini soit regardable. On regrettera simplement l'absence de perche, étonnante au regard de la qualité du reste de l'équipement... Mais bon, après tout, bon esprit, toutes les équipes étaient logées à la même enseigne.
Hop, tournage impeccable, nous nous précipitâmes dard-dard vers la salle de
montage mise à notre disposition pour l'occasion: de belles machines HP, équipées de logiciels... Pinnacle. Sponsoring oblige.
Nous avions nos a priori quant à la qualité du logiciel, et ajoutés au fait que nous ne connaissions pas du tout la plateforme, nous avions décidé de ramener notre propre matériel. Car oui, sachez le, TOUTES LES EQUIPES DEVAIENT BOUCLER LEUR MONTAGE EN 1H30, pas une minute de plus, Ric-rac blabla tout ça. Un beau défi en somme! Hélas, et ça fait parti du jeu, tout ne se passe pas toujours comme prévu et la Chance parfois s'en mêle: Ordinateur portable inutilisable, musique prévue impossible à récupérer, bref... nous étions finalement obligés d'utiliser leur fameux Pinnacle.
Encore une fois, merci à l'équipe encadrante! Un gentil assistant très présent
qui nous a aidé à prendre en main la Bête. Jusqu'ici tout allait bien, le billet d'humeur va commencer. Passons sur la qualité du logiciel, tout sauf intuitif, mais après tout nous aurions pu
nous entraîner... Non, le problème n'est pas ici, vous allez le voir venir...
Amit et Thomas entament le montage. Stress, tripatouillages et emmêlements de pinceaux avec le logiciel, re-stress, les 1h30 s'égrainent à la vitesse de la lumière (des Frères Lumières?), mais finalement la conclusion est moins grave: certes nous n'avons pas eu le temps de bidouiller, peaufiner, étalonner, génériquer, mais au final INTERRO' SURPRISE sera honorable. Voire bien. Qui sait, peut-être notre combativité allait-elle nous permettre de faire belle impression sur le jury? Tout est bien qui finit bien...
Mais voilà que notre aide-monteur nous annonce pendant le rendu de notre film que NOUS SOMMES LA SEULE EQUIPE A AVOIR TERMINE NOTRE MONTAGE DANS LE TEMPS REGLEMENTAIRE ! Ca le choque. Notre réaction est moindre, nous sommes contents de notre boulot après tout. Il insiste, déçu pour nous. Il nous explique qu'il va en faire part aux organisateurs. C'est gentil de sa part, mais OYC n'est pas du genre à taper des scandales, et nous savions bien que ce genre de concours souffre toujours de quelques dysfonctionnement. Bref. Il nous amène tout de même une membre du staff qui nous assure à son tour qu'il en sera bien fait mention aux membres du jury. Il est 14h, remise des prix à 16h, nous décidons d'attendre sur place.
Le jury assiste à un projection des films. Nous apercevons quelques images, certains films sont impressionnants. Qualité de plans, travail de l'image! De belles ambiances de film noir, il y a eu de la sueur versée par les équipes, ça fait plaisir. Toujours contents de nous, nous sommes de plus en plus conscients des lacunes de notre film...
16h. Remise des prix. Un jury de professionnels, comédiens, producteurs, a délibéré et nous annonce le palmarès. Quatre prix sont décernés. Hélas le Collectif ne remporte rien. Re-Hélas nous ne pouvons voir les films des lauréats, et pourtant ça fait envie! Il ne sera pas dit que le Collectif OYC est mauvais joueur, et ce qui suit, je tiens à le dire très clairement, n'entre pas dans la catégorie de la jalousie mal placée. Nous avons passé un très bon moment, plein d'adrénaline. et c'est tout ce qui nous a toujours importé. Par ailleurs, nous ne doutons pas de la qualité des films primés et félicitons leurs auteurs.
Non, ce que voulait le Collectif OYC ce dimanche, ce n'était pas un prix, c'était juste un peu de RESPECT. Notion noyée sans doute chez 13ème RUE, sous l'ACTION et le SUSPENS. Pour nous, le suspens est mort lorsque nous avons constaté que pas un mot n'avait été prononcé au cours de cette remise de prix en référence au temps de montage que nous avions eu. Certes ils furent désolés pour l'absence de perche, mais pas un mot sur le respect des règles.
Le jury était censé être prévenu pourtant. Et sans déclarer les résultats non-valables, les équipes ont amplement mérité leur prix nous n'en doutons pas, il aurait suffi d'une phrase, d'une simple mention. Une simple mention qui les aurait cependant forcés à faire avoeu d'une certaine incompétence. Le jury a-t-il ignoré la précision faite par l'organisatrice afin de ne pas se décrédibiliser ? Ou l'organisatrice a-t-elle eu peur de perdre son job en avouant l'échec de son équipe à simplement dire « Stop » aux équipes de montages à la fin du temps imparti? (Ce qui nécessite, soit dit en passant, la simple capacité à regarder une montre et à ouvrir la bouche...). Il y a de quoi en écrire, un beau polar!
Bon, admettons, tout le monde veut garder la face. En ce cas, qu'est-ce que coûte une petite phrase glissée à la sortie, en aparté?
Le Collectif OYC est reparti penaud. heureux d'avoir fait du cinéma avec passion comme toujours, un peu déçu d'avoir été jugé sur un travail inabouti, mais surtout très en colère d'avoir été humiliés, insultés par l'attitude des organisateurs du concours 13ème Rue. Tout pourrait tellement bien se terminer avec quelques mots. « Désolé, mais bravo d'avoir réussi à finir dans les temps, nous ferons plus attention la prochaine fois », et nous serions repartis avec le sourire. Mais on dirait bien qu'il s'agissait plus de « Salon » que de « Cinéma ». Il y avait surtout... de la pub.
Bravo aux lauréats du concours 13ème Rue, nous avons hâte de voir vos films! Bravo aux valeureux techniciens qui nous ont prêté humainement main forte à tous! Merci à toi, enfin, Monsieur le Monteur (sur le Logciel Pinnacle) qui avez voulu simplement vous faire entendre... Nous avons pris beaucoup de plaisir. Nous espérons que les équipes de l'année prochaine auront droit à plus d'égards. Mesdames et Messieurs de 13ème Rue, les mots ont un pouvoir, lorsqu'on fait sa pub, on devrait être au courant.
A bon entendeur, un droit de réponse est tout naturellement assuré pour conclure. Si les organisateurs du concours souhaitent le faire valoir, leur réponse sera immédiatement publiée sur ce même site internet.
Merci à toute l'équipe, Lionel, Aurélie, Vincent, Léna, beau travail et beaucoup de plaisir!